À nous la rue le 1er mai !

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POUR LE DROIT À LA GRÈVE POLITIQUE, À NOUS LA RUE LE 1ER MAI !

Le 1er mai n’est pas la fête du Travail. Ce n’est même pas un jour de fête ; c’est un jour de lutte. Et la revendication fondamentale de cette lutte n’est pas de travailler, mais de « ne pas travailler ».

Si le 1er mai est aujourd’hui un jour de lutte pour la classe ouvrière du monde entier, c’est grâce à la grève initiée par les travailleurs et travailleuses américain·nes et canadien·nes le 1er mai 1886, pour la journée de travail de 8 heures. « 8 heures de travail, 8 heures de loisir, 8 heures de repos » était l’une des revendications de la Première Internationale. C’est une lutte pour les droits, une lutte politique. Contre l’imposition du travail excessif par les capitalistes, les ouvrier·ères ont défendu la « liberté de ne pas travailler », le « droit à la paresse ». C’est une lutte pour la liberté. Et suite à la grève déclarée le 1er mai 1886, des affrontements ont éclaté à Haymarket, à Chicago. La police a ouvert le feu sur la foule, 8 travailleurs ont été arrêtés et 4 d’entre eux ont été exécutés. Cinq ans plus tard, à Fourmies, dans le nord de la France, l’armée a ouvert le feu sur des manifestant·es qui répétaient les mêmes revendications : la journée de travail de 8 heures ; neuf personnes, dont deux enfants, ont été massacrées. À la suite de ces massacres, le 1er mai est devenu une journée internationale de lutte pour la classe ouvrière, cependant, les nouveaux noms sont ajoutés chaque année à la liste des personnes massacrées le 1er mai. Aujourd’hui encore, les manifestations du 1er mai sont interdites dans de nombreux pays du monde, et les forces coercitives du capitalisme s’attaquent à ces manifestations.

Ironie du sort, le 1er mai, né du sang des ouvriers en grève contre le travail excessif imposé par le patronat et pour une réduction des heures de travail, est désormais appelé Fête du Travail. Plus ironique encore, aux États-Unis et au Canada, où a eu lieu la première grève du 1er mai, le 1er mai n’est même pas un jour férié, cest un jour de travail. Et au 140e anniversaire de cette grève politique, une grève initiée par les personnes ouvrières au péril de leur vie, une telle grève au Québec reste un rêve. La lutte des travailleurs et travailleuses s’est transformée en négociations économiques, et la grève est devenue un moyen de pression face au patronat dans ces négociations. Nous, les étudiant·es employé·es, sommes conscient·es de la portée politique de la grève. Et le 1er mai, 140 ans après le massacre de Haymarket Square, nous réaffirmons que la lutte des classes n’est pas simplement une revendication de réforme économique. Aujourd’hui encore, il est presque impossible pour la classe ouvrière de renoncer à ses droits politiques. Elle est sans défense face au capitalisme. Son organisation est faible et elle ne dispose même pas du droit de grève politique. Même les limites de la journée de travail n’existent que sur le papier.

Car, comme Marx disait, « la réglementation de la journée de travail se présente dans l’histoire de la production capitaliste comme une lutte séculaire pour les limites de la journée de travail, lutte entre le capitaliste, c’est-à-dire la classe capitaliste, et le travailleur, c’est-à-dire la classe ouvrière.  Il y a donc ici une antinomie, droit contre droit, tous deux portent le sceau de la loi qui règle l’échange des marchandises. Entre deux droits égaux qui décide ? La Force. »

Le moment est venu de montrer notre force !

Vive le 1er mai ! Vive la lutte des classes !

Syndicat des Étudiant·es Employé·es de l’Université du Québec à Montréal (SÉTUE)

 

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